Complémentaire santé : une hausse des contrats classiques non responsables

Des idées d’affaires pour les sénégalais

L’exercice de 2018 a été, pour le marché de la complémentaire santé, sujet à de nombreux rebondissements. Tandis que les contrats non responsables ont enregistré une nette progression, l’autre forme, le contrat classique responsable, pour son compte n’a bénéficié que d’une augmentation faible au niveau des participations.

Les contrats non responsables à plus 10,8% sur le précédent exercice

Les deux régimes n’ont pas vécu les mêmes situations durant l’année 2018. Les données publiées par le Fonds de financement de la couverture maladie universelle (Fonds CMU) permettent d’avoir un net aperçu des résultats cumulés des deux régimes classiques, responsables et non responsables. Elles se basent sur l’assiette de la taxe de solidarité additionnelle (TSA). Cet indicateur référence du marché n’a enregistré qu’une moindre progression de 1%, soit un chiffre estimé à 37,738 milliards €. Ce fait s’explique par le faible nombre d’organismes complémentaires selon le Fonds CMU. Il y aura également à compter parmi les raisons la concentration du marché.

C’est en grande partie par rapport aux contrats classiques que cette moyenne de l’année 2018 a été relevée à ce niveau. À noter qu’avec ce régime particulier, les complémentaires sont tenus de se conformer à certaines lois et limites de remboursement. Alors la question qui se pose dans ce cas : quelle est la meilleure mutuelle senior ?

C’est, en grande partie, en raison de ces engagements contractuels que les organismes n’ont obtenu que la faible progression de 1,1%. Contrairement à ce cas, les contrats classiques non responsables ont, pour leur part, explosé durant l’exercice de 2018. Ce dernier a été marqué par une hausse de 10,8% à la participation. L’Argus de l’assurance s’exprime sur le sujet en confirmant les avis des particuliers sur la difficulté à adopter les réglementations de l’assurance santé et en appuyant la probable éclosion des contrats classiques non responsables qui sont plus flexibles : « Cette forte progression pourrait ainsi donner raison à tous ceux qui annoncent depuis plusieurs années un développement de ce type de contrats compte tenu d’une réglementation de plus en plus pesante en assurance santé ».

Au niveau des spécialistes du secteur de l’assurance, pourtant, le fait est interprété d’une autre manière. Ces professionnels rappellent que les contrats non responsables n’apportent qu’une faible cote part pour l’assiette de la TSA. La forte hausse relevée n’a donc de valeur que de 4,3% par rapport à cet indicateur de référence du marché de la complémentaire santé. Ce taux visiblement faible n’avantagera pas autant, en conséquence, ces organismes aux yeux des observateurs et spécialistes, et non moins au niveau du cumul des résultats avec les contrats classiques responsables. Pour ce prochain exercice, la progression des contrats classiques non responsables est-elle attendue encore à la hausse pour que l’assiette globale de la TSA des complémentaires santé franchisse enfin la barre des 1% de progression ?

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